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CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

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CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 18:59

FRANCE MAROC ET 1ERE ETAPE


Départ du trio Bernard Peny et Jean-claude le 30 mars 2007, car ils ont prévu de faire une halte dans la famille de Jc82 à Valence en Espagne. Pour le reste du groupe départ le 31 mars du Fousseret et de Toulouse à 4 heures du matin.
Nous passons par le tunnel de Viella dans une grosse tempête de neige, heureusement un chasse neige nous ouvre la route ! Certes nous avons les 4 roues motrices, mais dans ces cols de montagne se faire pousser par une remorque d’une et deux tonnes peut vite tourner au drame. Nous arrivons à Almeria vers 19 h après 1 100 Kms pour l’embarquement de minuit.
Nous retrouvons à bord le groupe de Jcl31 (les Aveyronnais) et celui de Philequad. Nous avons 8 heures de traversée, plutôt houleuse, même les ronflements de certains arrivent à couvrir le bruit des moteurs. Arrivée à 8 heures du matin à Melilla enclave espagnole
(6 heures au Maroc). Passage folklorique obligé à la douane de Nador, 2 heures et demi nous suffisent à accomplir les formalités alors que les Aveyronnais y passeront plus de 4 heures.
Transit jusqu’à l’auberge de Timnay à Midelt sur 400 kms de nids de poule. A midi, heure française, nous nous arrêtons en haut d’un col pour nous restaurer. Repas charcuterie et vin rouge de rigueur. Nous entamons notre réserve de 75 litres. Des jeunes bergers s’approchent de nous mais restent à distance, devant ce respect nous leur offrons des bonbons et surtout un ballon qui fera fureur, la nourriture les laisse indifférents. Après le repas nous reprenons la route qui est étroite et qui permet difficilement le croisement de 2 véhicules.
Nous sommes accueillis chaleureusement par Youssef à la tombée de la nuit à notre arrivée à Timnay, première confusion car il est persuadé qu’il s’agit de JCL31. Nous avons une douche froide, visiblement les conséquences d’une grève des routiers locaux, à ce propos nous n’en avons croisé aucun ! Mais un excellent tajine, bien mérité, nous attend.


2ème jour : Midelt / Midelt

Une mise en jambe de 150 kms est prévue autour de Midelt afin de laisser un jour d’avance aux Aveyronnais.
Nous prenons la direction de la forêt des cèdres d’Azrou , premier contact avec la population locale. Une mamie et son petit-fils isolés, mais non loin du troupeau de quelques brebis reçoivent de notre part des vestes, précieuses dans ce rude climat du haut Atlas. Leur bonheur est communicatif et l’assistance repart comblée d’avoir accompli un beau geste.

Rencontre avec la neige franchissement d’un col à 2 671 mètres. La végétation dégage un côté magique, les cèdres paraissent plus que centenaires.

Une jeune femme et son bébé n’a peut être jamais vu passer des quadeurs sur cette piste

Nous cherchons à rejoindre le lac d’Aguelmame, Pour ce faire nous empruntons une piste qui part dans sa direction, mais très vite il s’avère qu’elle s’en éloigne et nous décidons de couper direct à travers un champ de pierre volcanique. Les plus attentifs en profitent pour admirer des oiseaux tels que des outardes mais aussi les cigognes… Nous rentrons à l’hôtel et mangeons de délicieuses truites de l’Atlas (qui a dit qu’il n’y avait que du couscous et du tajine ici).


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:01

suite:

3EME JOUR VERS LE BIVOUAC


Nous traçons en direction du Jaffar et pour éviter le goudron chacun créé sa piste en parallèle d’une centaine de mètres l’un de l’autre.
Dans le groupe pour une majorité l’expérience du Maroc est une grande première et de pouvoir faire sa propre route est un bonheur que seul ceux qui l’ont vécu peuvent en parler. Nous passons par de nombreuses failles parfois infranchissables dues probablement aux eaux de ruissellement de l’Atlas, que nous contournons. Nous retrouvons les 4X4 plus loin et continuons ensemble jusqu’à l’entrée du Jaffar.


En surplomb des gorges, des gamins les empêchent de prendre la piste qui devait leur faire contourner le cirque jusqu’au point de rendez-vous fixé avec les quads en prétextant que celle-ci est coupée, alors que les 6 garonnaquadeurs s’engouffrent dans le défilé. Les petits marocains les font entrer dans le lit de l’oued peu de temps après nous, mais très vite nos pilotes s’aperçoivent que c’est infranchissable pour leurs véhicules, pas équipés pour du gros franchissement, coup de gueule, les gamins prennent la poudre d’escampette.
Nos pilotes d’assistance qui n’ont vu le 4x4 que dans les livres se mettent dans le vif du sujet et prouvent qu’ils ne sont pas des » taffioles » (attention à eux dans le prochain Paris Dakar). Du coup ils galèrent à trouver une solution pour rejoindre le point de rendez-vous. François, Doumai et Marie-Laure prennent alors une autre piste qui les fera passer par la descente de la mort : la fameuse piste en devers dans le cirque. Nous perdrons le contact pendant plus de 3 heures, la cibie ne passant pas, ni les portables ... Des bergers d’altitude que nous interrogeons, nous aident à nous retrouver. Coup de calgon de François qui s’est senti complètement abandonné par l’équipe des quads ! Mais contre attaque des quadeurs qui relate la perte d’un cubi de rouge, de bordeaux (percé donc stocké dans la benne du pick-up. Nouveau moment d’émotion, et de réconciliation autour d’un repas généreusement arrosé, cadeaux à nos bienfaiteurs (vêtements nourriture et une hache qui devait servir à récolter du bois en vue du bivouac).

Il fallait voir les yeux du gamin ébahi en admirant le jouet que nous lui offrons, c’est pour lui surréaliste.

Jojo devient Helmut le rouge et François le sénégalais. Nous concluons par une séance de photos avant de repartir en décidant de ne plus nous quitter. Sur un message de Jean-Claude de l’autre groupe, il fait état d’une grosse plaque de neige, dans une piste en dévers. Nous empruntons cette magnifique piste forestière en direction d’Imilchil en convoi cette fois-ci, mais sans croiser la moindre neige !


Nous n’atteindrons pas le lieu du bivouac prévu et à la nuit tombante nous nous arrêtons au bord d’un torrent pour planter nos tentes sur une magnifique plage de sable. Nous mangeons un cassoulet autour d’un feu de camps, histoire de ne pas oublier nos traditions, notons tout de même que les Aveyronnais ont dînés au bivouac de la veille avec des tripoux, bien de chez eux ! Le trio Jojo, Alain, Bernard entament un concert dans la nuit, mais la fraîcheur nocturne aura raison d’eux.
Les fameuses tentes 3 secondes et 1 seconde auront du mal à être pliées.

BIVOUAC SUR UNE PLAGE DE SABLE DANS LE LIT D'UN OUED


VERS AGOUDAL
L’objectif est de rattraper les 4 heures perdues la veille. Les couleurs de la montagne, la diversité de la végétation et la rencontre avec la population retirée égayent cette matinée.
Nous arrivons à la maison forestière, lieu prévu du bivouac de la veille, pour midi. Repas champêtre accompagné du fameux saint sardos (d’ailleurs nous avons dû oublier le cubi sur le banc, car personne n’y remettra la main dessus). Après avoir fait quelques dons à une famille isolée vétue de loques, nous repartons sur la route qui nous amène à Agoudal. Le chemin n’est autre que le lit du torrent avec ses nombreux pièges. Un pneu éclaté sur le flan. le Pajero bloque la circulation, un 4x4 local attend patiemment que la réparation soit effectuée. Ce sera le seul véhicule croisé de la journée hormis les bourriquots chargés comme des mulets.
Dans chaque village traversé un nombre impressionnant d’enfants accourent sur notre passage pour demander des bonbons cigarettes tricots et nourriture… Nous avons décidé de ne donner qu’aux personnes isolées et aux associations car malheureusement nous ne pouvons pas contenter tout le monde. Les sucreries étant proscrites par rapport au problème de soins dentaires futurs.
Plus nous avançons plus les paysages deviennent arides et dénués de toutes végétations sur des kilomètres. Nous nous demandons de quoi ils peuvent bien vivre. L’arrivée à l’auberge d’Ibrahim à 2 300 m d’altitude ponctuera cette journée avec une douche chaude réparatrice. Premier couscous plutôt francisé, cuistot niçois oblige.
Notre paparazzi qui en est tout de même à plus de 3 000 photos mitraille Bernard et Alain respectivement 650 et 300 photos chacun (en rapport à la cylindré de leur machine).


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:02

DIRECTION BOULMANE


Nous attaquons par la visite du village accompagné par le frère d’Ibrahim, il nous fait entrer dans une demeure familiale, au cœur de la maison un patio avec une vache et son veau de quelques jours, chèvre et poules, il nous explique sommairement comment est organisée la vie, là la pièce pour tisser, là une outre faite avec un estomac sêché pour faire le beurre… nous passons chez le mécano du coin, plus férailleur que garagiste pour récupérer le pneu réparé tant bien que mal avec un emplâtre et une chambre à air, il a fait des miracles, Il servira toujours de secours. D’ailleurs sur la place du village les pneus arrières d’un camion benne sont en bien pire état que notre pneu réparé, nous nous demandons comment lui il ne crêve pas, il n’y a plus de bande de roulement depuis des années…
Après la photo de famille devant l’auberge d’Ibrahim, dans laquelle il a attaqué des travaux prometteurs en matière de confort, prévision de 3 ou 4 suites avec salle d’eau et une salle de restaurant.
A noter qu’il est condamné à se servir d’un groupe électrogène alors que le poteau électrique est à moins de 10 mètres de chez lui, le câble pendouille en attente! De quoi ? On ne le sait pas vraiment !
Alain nous rappelle que nous avons passé la nuit dans le plus haut village du maroc 2300 mètres d’altitude.
Nous reprenons la route par une piste indiquée par Ibrahim car celle du Dades a été très abîmée lors des dernières crues. Nous ferons un petit détour vers la grotte qui malheureusement sera inaccessible à cause de la neige. Nous nous arrêtons à quelques mètres de l’entrée.
Il est temps de continuer car nous avons des cols à prêt de 3000 à franchir.

Les paysages défilent les uns plus exceptionnels que les autres malgré l’aridité du sol. Notre paparazzi s’en donne à cœur joie, il mitraille pour notre bonheur tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas. Après le plus haut col c’est une descente infernale et interminable qui nous attend, avec sur notre gauche les aplombs vertigineux des gorges du Dades, c’est aussi beau vu d’en haut que d’être dedans.

La piste qui descend permet très difficilement au quad de croiser les véhicules montants et encore plus pour notre assistance, nous préférons aisément longer le flanc de la montagne, que le précipice, l’erreur de jugement n’y est pas permise !
Le sort continue à s’acharner sur notre groupe qui au fil des jours devient de plus en plus fusionnel. Dans la descente vers Boulmane le Navara n’a plus de direction assistée, pour continuer à rouler sans cramer la pompe, François démonte la courroie d’entraînement, le récipient de lookeed est vide, nous nous arrêtons dans la première bourgade pour essayer de trouver un bidon d’huile mais en vain, pendant notre quête infructueuse le groupe s’est installé sur la terrasse d’un bar typique pour prendre un coca pour les estomacs fragiles ou un thé à la menthe pour les puristes. Il faut tout de même apprécier la gentillesse de la population qui n’hésite pas à venir à notre aide, notamment un professeur de physique, qui ne peut pas grand-chose pour nous aider et prend un peu de son temps pour nous soutenir et nous donner toutes les informations dont il dispose, en appelant de son portable.
Cette nouvelle embûche nous fait arriver à la nuit dans un somptueux hôtel au plein cœur de cette grosse ville.

Pour nos deux figures à mobilité réduite, c’est un grand très réconfort de retrouver la civilisation et surtout toutes les commodités qui leur ont fait défaut depuis quelques jours! Imaginez-vous sans la fonction des jambes, confronté au problème des wc à la turc ! L’autre souci rencontré le long de notre périple c’est l’accessibilité des sanitaires, portes étroites ou sur bot (terme marin désignant une marche importante) infranchissables en fauteuil, sans compter les chambres uniquement en étage.


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:02

TODRA ET GHERIS AU PROGRAMME



François et Gilbert, toujours levés aux aurores, s’affairent sur la panne de direction, ils profitent des quelques heures avant de repartir pour essayer de solutionner le problème.
Démontage des carters et boucliers de protection pour atteindre la pompe et diagnostiquer le mal. Il s’agit en fait que d’un écrou conique sur l’admission du fluide qui s’est desserré avec les vibrations, ce n’est pas si grave que ça ! Il ne nous reste plus qu’à trouver un bidon d’huile rouge dans ce gros bourg, puis purge du circuit et c’est de l’histoire ancienne.

la salle de restauration
Après un petit déjeuner typique et copieux, composé de crêpe épaisse de pain galette, de beurre baratte, de confiture d’abricot ou de miel et de jus d’orange pressé mais aussi d’incontournable vache qui rit et l’esprit reposé (panne de direction réparée) nous effectuons un briefing et décidons unanimement de ne pas faire l’étape tel qu’elle est programmée en raison de sa longueur (260 Kms), nous devions remonter le Tordra puis descendre par le Ghéris pour arriver à Goulmima.
Nous partons faire une incursion dans le Tordra et nous faisons une halte à l’heure de manger très loin de l’affluence des cars de touristes dans une mémorable auberge : « Le Festival » ouverte depuis seulement 3 jours. Nous avons un accueil chaleureux et mémorable. Le rythme de croisière sera mis une nouvelle fois à mal.

l'hôtel fraîchement ouvert nous attendait, quelle ambiance...nous serons gâtés!
Au repas assiette de crudité, brochettes de boeuf et accompagnement de légumes puis petits gâteaux marocains pour accompagner le thé à la menthe, le tout copieusement arrosé de muscat et vin de pays du Languedoc. Vous saupoudrez ces plats dans un cadre magnifique avec du folklore typique, un peu de danse, un peu de musique, un peu de chant et un peu de magie puis vous visitez les chambres climatisées !
Un hôtel où il fait bon vivre et vous auriez plaisir à faire une halte ; les chambres troglodytes, creusées à la main par un homme gringualé à raison d’une semaine par chambre, ne nous laisse pas indifférents et fait apprécier ce bouleversement de programme. Un hôtel vivement recommandé pour passer une nuit exceptionnelle.


Nous quittons nos hôtes après 3 ou 4 heures passées en leur compagnie et faisons demi-tour pour rejoindre la route principale qui va à Goulmima, soit tout de même 160 km.
Arrivée à la Palmeraie vers 18h, les tensions commencent à se faire sentir, mais le cadre idyllique ne parvient pas à faire retomber la tension. Le rythme du raid est trop soutenu pour certaines personnes et puis nous sentons la chaleur. Heureusement que le sable approche, nous pourrons envisager une journée de repos.
Chez Marie-Odile nous sommes dans une maison d’hôte au cœur de Goulmima, cette ville mesure 15 Kms par 3 de large. C’est dans un jardin à la couleur d’un vert éclatant qu’est installé le gîte entouré de magnifiques palmiers géants, ici l’eau n’a pas l’air de manquer ! En ville le défilé des étudiants à pieds et à vélos surprend la plupart de l’équipe, imaginez la rocade de Toulouse à l’heure de pointe.


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:03

VERS LE BAC A SABLE



Nous déjeunons sous les palmiers, puis après un traditionnel briefing nous repartons pour les quads par une piste indiquée par Hamid, le conjoint de Marie-Odile. Cette piste longe la montagne de l’autre côté du Ghéris qui nous amène sur une première série de dunes jusqu’à Erfoud. Quant aux 4x 4 c’est à l’entrée d’Erfoud que nous aurons rendez-vous. Mais l’accès à l’entrée de notre piste sera loin d’être évidente, nous choisissons de couper à travers l’oued, c’est une séance de trial improvisée. Des dromadaires paissent paisiblement, nous passons très près d’eux car la sortie de l’oued s’avère plus facile. Quelques centaines de mètres plus loin les traces marquées au sol nous indiquent la bonne direction. Nous filons poignée en coin pour récupérer notre retard dû au jardinage.
Cela fait une heure que nous sommes partis mais le mauvais sort s’acharne de nouveau sur nous, une casse aura raison du Kodiak de Jojo, il sera stoppé net, pont arrière arraché aux soudures. Impossible de continuer voire de faire demi-tour, nous contactons les 4x4 pour les avertir.

Nous décidons de sangler le pont au bras oscillant, nous retirons les roues afin de placer le quad dans le panier du 650 de Bernard. Nous parvenons à revenir 25 km en arrière
sur Goulmima.

C’est encore un intense moment d’émotion que nous vivons. Un contact local nous amène chez le chaudronnier pour réparer la bête. Restauration sur place pendant que l’équipe s’affère sur le quad. Le 450 est maintenant comme neuf. Nous avons pris énormément de retard et décidons de repartir sur Merzouga par le bitume. Alain avec son 300 part avec 20 minutes d’avance pour essayer de ne pas nous retarder. La malédiction continue et le malheureux fera un salto avant sur une piste interrompue et non signalée coupée par un oued (pour info la signalétique marocaine consiste à mettre des petits cailloux pour matérialiser un danger). Son état physique n’étant pas celui d’un athlète de haut niveau il ne lui manquait plus que cette chute pour le mâcher à ne plus pouvoir bouger. L’instinct de conservation lui permettra de se hisser sur son quad resté miraculeusement sur ses 4 roues pour remonter à l’entrée de ce piège afin de nous prévenir du danger. Nous arrivons sur place quelques instants après, sans comprendre ce qui s’est passé.
Un diagnostic sommaire permet à Gilbert d’affirmer qu’il n’y a rien de grave, mais par sagesse c’est Peny qui prendra le relais et descendra le quad aux Dunes d’Or.

Toutes ses péripéties de la journée nous feront arriver très tardivement. Nous devions retrouver le groupe des aveyronnais dans le cœur des dunes mais il en sera autrement.

Le dîner nous est servi après 21h et le pauvre Alain restera alité avec quelques antalgiques pour calmer la douleur. Jojo lui emmène le repas au lit. La nuit portant conseil nous aviserons au petit matin. Que faire rapatrier Alain et sa machine ou est-ce que le temps pourra jouer en sa faveur ?

8ème jour : Merzouga / Merzouga

certains s'adonnent au joies des dunes
Le programme de ce dimanche est annulé au profit d’une journée quartier libre pour les uns et consultation à l’hôpital de Rissani pour les autres. Malgré les faibles moyens qu’ont les services médicaux locaux, nous avons un accueil digne d’une haute personnalité. Ils nous font garer le véhicule dans l’enceinte de l’hôpital qui à première vue ne semblait pas en être un (inscription en arabe uniquement).
Alain est pris en charge immédiatement par le médecin, la radio de l’hôpital étant en panne le docteur nous dirige vers un collègue privé de l’autre côté de la rue. Leur agent d’entretien nous escorte à l’aide d’un fauteuil roulant prêté pour l’occasion. Alain étant paraplégique mais pouvant d’habitude se déplacer sur des béquilles sur de courtes distances. Après de développement de la radio c’est l’hôpital qui revient à nous et non nous qui revenons à l’hôpital. Le médecin dresse une ordonnance dans la rue et nous accompagne à la pharmacie. Au Maroc l’hôpital est gratuit c’est un service étatique. Rien de fracturé mais de la chair mâchée. Repos et traitement anti-inflammatoire.
Nous rentrons à l’auberge où tout le monde nous attend pour déjeuner. Il fait 30 degrés dehors, changement radical avec l’Atlas, repos pour certains et dunes pour les inconditionnels du sable. L’auberge des dunes d’Or est devenue trop touristique même la récente piscine ne nous fera pas oublier l’accueil chaleureux de l’année précédente. Nous croisons l’équipe de Philequad à l’auberge pour partager quelques moments ensemble. Et puis nous repartons chacun sur nos pistes.


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:04

DANS LE COEUR DE LA TEMPETE


Direction Ouzina, ultime objectif de notre périple avant d’entamer notre retour. Ouzina est pour le garonnaquad, le Maroc par excellence car à la fin 2006, Jcl 31 a monté une association pour venir en aide à Zahra, la soeur d’Ibrahim maître d’école à Ouzina et co-gérant du gîte où nous nous rendons. Cette jeune femme avait besoin d’une opération du cœur et l’élan de solidarité a permis de mener à terme ce projet. Notre raid nous permet de rendre visite à Zahra qui aujourd’hui se porte très bien.
Afin de rejoindre le village de Merzouga les plus téméraires parcourent les 20 kms par les dunes et les autres par la piste.

Petite halte sur Merzouga ou certains s’achètent des chechs pour se couvrir du soleil, d’autres en profitent pour expédier des cartes postales, du dernier lieu dit civilisé, avant le désert. Nous reprenons les pistes en parallèle du goudron, qui s’arrête définitivement au village de Taouz. Les 4x4 aguerris à la navigation Gps prennent la piste alors que les quads choisissent le lit de l’oued. Nous nous donnons rendez-vous à l’entrée d’Ouzina pour aller ensemble au gîte. Mais le destin est à nouveau contre nous. Une tempête de sable se lève et les 4x4 ne font pas la différence entre le lit de l’oued et la piste, la visibilité est alors inférieure à 3 mètres. Le temps passe au point de rendez-vous et la tempête forcie. Nous décidons de séparer le groupe, gigi schumi partent pour retrouver les 4x4 et les autres se rendent au gîte tant bien que mal, sans trop de repaires, y étant venu l’an dernier. En optant sur le même raisonnement que la navigation des 4x4 nous retrouvons leur trace et passons à quelques mètres d’eux sans presque les voir. Une nouvelle fois un marocain compatissant en moto est en train de les remettre sur le bon chemin. Nous le remercions et prenons le relais pour terminer le parcours avec une visibilité qui diminue au fil du temps. Nous arrivons enfin à Ouzina Rimal pour prendre le repas de midi à 15 heures. Suite au stress subi nouveau coup de gueule … Nous retrouvons nos aveyronnais qui ont eu le bonheur de rencontrer Zahra alors que nous galérions dans la tempête de sable. Le gîte étant complet Gigi et Marie dormiront sous la tente berbère, mais un plaisir immense de vivre cette nuit hors norme.


IL FAUT PENSER AU RETOUR

Bouleversement de programme, la boucle prévue initialement est définitivement abandonnée, se retrouver dans une nouvelle tempête de sable ne nous sied guère. Les vents de sable se lèvent en principe vers 11 Heures, nous partons suffisamment tôt après avoir effectué les pleins de carburant pour éviter de nous retrouver dans une tempête. De plus nous gardons à l’esprit qu’il faut solutionner le problème du rapatriement du quad d’Alain resté aux Dunes d’Or. Nous nous excusons auprès d’Ibrahim et retournons à Merzouga récupérer le quad . Nous arrivons à l’heure de manger, le repas est très rapide car la route est encore très longue jusqu’à Er rachidia.. Peny conduit la machine jusqu’au goudron et Alain prend le relais, ravi de retrouver sa monture. Sur le retour le groupe perd un de ses membres, mais où est donc Jc82 ? En fait il est en rade à quelques kilomètres d’ici ! Courroie de variateur en miette, mécanique en bord de route et c’est reparti.

Jean-Claude avait presque terminé de remonter quand nous le retrouvons.
Arrivée sans embûche à l’auberge Tinit très confortable et appréciée de tous. Gilbert et Jean-Claude partent immédiatement à Midelt avec le Pajero pour récupérer les remorques et la Laguna, afin d’éviter le transit en quad sur une route très dangereuse. Retour assez difficile à minuit, lit très apprécié.


11ème jour : Er Rachidia / Guercif

Nous annulons l’hôtel de Missour car trop loin du bateau ! Nous décidons de monter jusqu’à Guercif beaucoup plus prêt de Melilla où il n’y a que 2 hôtels, bas de gamme, le premier sans eau chaude est éliminé, Par contre de nombreuses marches pour accéder aux chambres. Il est l’heure d’aller se restaurer et la pluie bat son plein, nous ne connaissons pas la ville et nous devons chercher un restaurant. Nous en trouvons un à la hauteur de nos espérances. Grillades au choix : la viande est commandée au kilo. Les viandards en auront pour leur faim. Retour à l’hôtel en taxi vu la distance et la pluie déluge.


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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Mar 22 Jan - 19:04

12ème jour : Guercif / Nador

Au réveil, nous réalisons que de rester par ici avec ce mauvais temps, ça ne nous mène à rien, alors unanimement nous décidons de prendre la route pour essayer d’avoir le bateau.
Mais la route est tellement affreuse qu’après quelques dizaines de kilomètres nous nous arrêtons pour faire le plein et négocier le rachat du carburant stocké en jerrican car c’est proscrit à l’embarquement. Nous réalisons que le bateau n’est pas jouable, pour la simple raison que les formalités de douane peuvent prendre 2 à 4 heures voir une journée !
Nous poursuivons plus tranquillement vers Nador dans l’idée de trouver un hôtel.
C’est finalement au Paris Dakar que nous passerons la nuit.
Il est encore tôt, Jean-Claude et Gilbert, pas encore rassasiés, partent faire une virée en direction des montagnes, histoire de brûler un peu d’essence et faire quelques photos supplémentaires. Ils vont à tour de rôle prendre un chemin et essayer de monter le plus haut possible pour admirer le port au soleil couchant , la piste qui passe dans une carrière à ciel ouvert devient de plus en plus trialisante. Ils poursuivent en rattrapant une piste beaucoup plus haut en surplomb, ça sera un nouveau moment intense, ou il faudra oublier que l’un aide l’autre, car ils se trouvent dans le même cas de figure avec un passage dans une énorme ornière, où les quads sont à la limite de verser. Ils arrivent tous deux à passer ce cap et poursuivent leur chemin, le soleil désormais descend très vite et le choix de s’aventurer dans l’inconnu est immédiatement abandonné ! Ils reprennent la piste du retour et rentrent à l’hôtel vers les 20 heures. Les deux compères sont attendus pour le dîner, qui est sensiblement identique à la veille au soir : Côtelettes, boulettes de viande et brochettes au kilo !

13ème jour : Nador / Melilla / Alméria / Toulouse

Le stress de louper le bateau est omniprésent, tout le monde est levé aux aurores, petit déjeuner rapide, nous allons réveiller les gardiens de nos véhicules et nous prenons le chemin du Port de Melilla, les formalités de douane prendrons beaucoup moins de temps qu’à l’aller, le douanier marocain jette juste un œil histoire de dire qu’il a fait son travail. Leurs homologues espagnols sont beaucoup plus pointilleux, passage du chien anti-drogue et fouille minutieuse des extérieurs, ils tapotent les pneus, enfilent un curieux outil sous certaines parties de la carrosserie et un coup d’œil dans les voitures… Ca y est nous embarquons pour notre ultime étape, il est 14h30 (heure française), le bateau quitte le quai pour une traversée de 6h00.

Au moment de quitter les entrailles de ce géant des mers, nous nous saluons et nous nous séparons, un quatuor décide de rouler toute la nuit, à 3 chauffeurs c’est jouable.
Quant au reste du groupe il fait une étape de plus à Almeria pour une soirée tapas et prend la route le lendemain au petit matin. Ils arrivent sur la région Toulousaine en début de soirée.

Nous rentrons tous avec des images plein la tête, des milliers de photos dans nos APN, des souvenirs mémorables, mais sans aucun doute un sentiment d’inachevé et un très grand regret, dû à nos soucis à répétition, c’est de n’avoir pu rencontrer Zahra et passer un moment au sein de sa famille dans le village d’Ouzina !
A l’année prochaine, Inch Allah !

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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Lun 29 Sep - 21:55

on remet ça les gars? avec peut être moins de galères?

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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par wooki le Mer 1 Oct - 13:11

bien sur !
me tarde deja le mois d'avril !!!
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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par Emma le Dim 6 Juin - 21:49

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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par gigi le Lun 7 Juin - 22:03

Emma a écrit:Beau parcours Smile

choucran bezef Emma.
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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

Message par Emma le Lun 7 Juin - 22:35

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Re: CARNET DE VOYAGE (MAROC 2007)

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